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Préparation de navigation

Vous vous demandez peut-etre comment fait-on pour aller d'un aérodrome à un autre en avion léger ? Vous pensez qu'il suffit de décoller, d'aller tout droit, et paf on y est ? En fait pas vraiment. En partant du principe qu'une fois en vol on ne peut s'arreter sur le bord de la route et mettre les warnings, qu'on ne peut chercher notre destination sur un panneau ou demander à un passant, on prépare un maximum de choses au sol. L'interet est de se dégager le maximum de temps possible en vol pour le pilotage, pour la sécurité du vol et avoir l'esprit le plus clair possible pour réagir à un problème.

La préparation d'une nav est longue et minutieuse, et il faut compter pour un jeune pilote pratiquement autant de temps pour préparer cette nav que pour l'effectuer. J'ai choisis comme exemple la nav qui m'a été demendée pour mon test PPL : Saucats (LFCS) - Biscarosse (LFBS) - Agen (LFBA) - Saucats, sachant que pendant le test il y aurait un déroutement pendant la 2e branche de la navigation (LFBS-LFBA). La manière de préparer qa navigation peut différer des personnes, ce qui suit n'est qu'un exemple.

On choisit tout d'abord un espace dégagé où on va pouvoir s'étaler. Chez moi le bureau est recouvert de papiers, cours, bouquins... donc ça sera par terre !

On déplie ensuite un entier une première carte : la 1/500000e Sud Ouest, une carte pour le vol à vue du Sud Ouest.

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On trace ensuite au crayon à papier fin les routes directes entres nos différents aérodromes de passage. le but de la nav sera de coller au plus près possible de ce trait. Mais desfois 'est plus compliqué que ça en a l'air. On regarde ensuite les grandes zones militaires, marquéees en rouges sur la carte, qu'il faudrat contourner, et les points de repère que l'on peu prendre. Il faut que ces points soient espacés de 5 à 15 minutes de vol environ. On imprime les logs de nav vierge, on sort "le complément aux cartes aéronautiques" pour connaitre l'activité réelle des zones militaires et si on peut les traverser ou pas, et on commence à établir sa nav. On mesure les distances entre les points de report, les caps à prendre, connaissant la vitesse sans vent de l'avion on estime le temps de vol théorique.

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On trace la navigation sur la carte au crayon gras, pour bien la voir, et on sort les cartes des aérodromes, les cartes VAC. A partir de là on détermine les altitudes minimales du vol en fonction des villes, du relief, des installations (autoroute, batiments spéciaux...), mais également des zones mlitaires et des zones controlées. On peut ainsi avoir une fourchette d'altitude dans laquelle évoluer. Une fois que cela est fait on regarde les flanquements VOR, c'est à dire l'angle entre une balise et les points de report, que l'on pourra afficher dans l'avion comme moyen pour repérer un point de repère. On regarde également les organismes que l'on aura à contacter. On note tout ça sur un le log de nav, sorte de petit tableau résumé de la navigation que l'on accroche sur une des cuisse et que l'on complète tout au long du vol. le plus gros est fait, mais forcément, à la fin, c'est un peu le bordel !

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On jette également un oeil aux aérodromes qui bordent la route, d'autant plus quand on sait qu'on aura un déroutement obligatoire. On classe ensuite les cartes VAC dans un petit classeur, pour les consulter en vol : d'abord celles des aérodromes de départ et d'arrivée, puis celles des aérodromes de dégagement. On trace également la nav sur une carte au 1/1000000e car c'est cette carte qui est officielle en ce qui concerne les espaces aériens. On estime également le carburant nécéssaire pour la navigation, mais ce paramètre sera modifié avant le départ en fonction du vent.

Une fois tout ça fait, on peut enfin ranger les logs sur la tablette pour le vol, en prenant ça d'y ranger également des logs vierges de déroutement. On replie les cartes de façon à pouvoir les consulter en vol sans avoir à la déplier et à la replier. On range la doc de façon à la garder à portée de main. On doit aussi vérifier les papiers du pilote.

La partie préparation "à long terme" est terminée, mais il reste encore la préparation juste avant le vol. Toute la nav peut etre chamboulée en fonction des conditions météo, ou des états d'activité des aéroports, zones... mais c'est une autre histoire !

Alexis
Navigateur au sol

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