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La tête à l'envers

Après mes concours d'entrée en école d'ingé, mon instructeur m'avait proposé, pour relâcher la pression, de faire le baptême de voltige qu'il m'avait promis à la fin de la formation. En fait, c'est plutôt moi qui freinait la manœuvre, car je n'avais qu'une confiance toute relative en mon estomac. Mais l'attraction pour la voltige se faisant plus forte, j'ai finalement accepté.


Avant le vol...

Un programme soft pour commencer, surtout qu'il faisait déjà bien chaud dehors. L'harnachement est déjà particulier : un parachute, un harnais 5 points et une autre ceinture de secours. Une fois installé et calé, on ne bouge plus. Mise en route et premier roulage plus que délicat avec un train classique, qui a la particularité d'aller partout sauf là où on lui demande. Alignement et décollage tant bien que mal. L'avion est très réactif, les 180 chevaux du moteur tirent fort permettant une grande amplitude d'utilisation, du moins dans les phases "normales" de vol.

On commence par une boucle : du vol palier, on tire sur le manche pour se retrouver sur le dos puis on continue de tirer pour revenir à la position initiale. Vu de côté, cela représente une boucle ronde et fermée. La manœuvre est agréable et plutôt sympa et après la démonstration de mon instructeur je m'y essaye gaiement :


Une boucle

Deuxième manœuvre, le tonneau : en partant du vol palier on effectue une rotation complète autour de l'axe roulis. On se retrouve alors en vol dos où je décolle de mon siège avec l'impression de ne plus toucher aux commandes. Une habitude à prendre parait-il. Là encore, passé l'effet de surprise je m'essaye à la manœuvre et m'en tire pas trop mal, tant sur le plan réalisation de la figure que concernant mon estomac.


Un tonneau

On passe ensuite montée à 45°, palier et descente à 45°. La transition entre montée et descente nous fait passer quelques instants sous facteur de charge négatif, ce qui est le plus perturbant pour l'estomac mais la figure en elle-même n'est pas compliquée non plus. Puis on effectue un renversement (montée à 90° puis virage sur l'aile pour redescendre à 90°) :


Un renversement

On passe au vol dos, avec toujours cette sensation de ne plus contrôler grand chose. Il faut pourtant pousser sur le manche pour le maintenir dans cette position car l'avion n'a qu'une envie, c'est de piquer du nez pour redescendre. Les effets de la chaleur et de la tête à l'envers commencent à se faire ressentir, et après une dernière figure, un retournement sous 45° (montée sous 45°, passage en vol dos et demi-boucle pour revenir) je sonne la fin de la récréation :


Un retournement sous 45°

On redescend plus calmement, l'approche se fait comme sur n'importe quel appareil par contre je laisse le soin à mon instructeur de poser l'appareil et de le maitriser au sol, ses velléités d'aller voir ailleurs que ce qu'il y a en face reprenant le dessus.


...Et après... Il parait que j'ai pâli

Une fois mes esprits retrouvés, je suis quelques peu partagé. Il est clair que la voltige apporte une précisison de pilotage et le Cap 10 permet de bien s'amuser en vol. je suis donc partagé entre l'idée de faire 2 ou 3 vols de type "mise en garde des situations inhabituelles" ou carrément le premier cycle. je ne suis pas encore tout à fait rassuré quand à ma résistance mentale et physique, mais il parait que cela fait toujours ça lors des premières séances.

Alexis,
baptisé voltige

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