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Une journée à l'île d'Yeu

Ce projet de vol vers l'ile d'Yeu, cela fait longtemps qu'Etienne m'en a parlé. Le plan était de décoller de Rochefort, de se poser sur l'ile d'Yeu, de louer des vélos, de passer la journée sur place, puis de rentrer en fin de journée.

Première tentative un week end du mois de juillet dernier. Tout était prévu : l'avion, la nav, les vélos... Mais on reste à la merci de la météo et ce week end là elle avait décidé de nous clouer au sol : brume le matin et visi pourrie même l'après-midi sur la Bretagne. On annule la destination et on se contente d'un vol local durant l'après-midi. Pas de regrets car on entendra sur la fréquence de La Rochelle info un appareil signalant qu'il avait fait demi-tour à hauteur des Sables d'Olonne à cause du plafond trop bas.

Deuxième tentative vendredi 29 octobre en profitant des vacances de la Toussaint. Et cette fois-ci, la météo était de notre côté. Un grand ciel bleu sur la façade atlantique, et sur la France accessoirement.

Lever à 7h30 (dur pour une journée de vacances) pour un décollage prévu à 9h00. 9h35, retardé par une jauge de niveau d'essence scotchée à 0 alors que le réservoir est plein, on décolle. Etienne est aux commandes et s'occupe de la navigation, je fais la radio. La visibilité est excellente, on monte progressivement vers 4500 pieds (1400 m), et on voit plus de 30 nautiques devant, soit 2 points de report.

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Anse de l'Aiguillon

L'Aiguillon-sur-Mer

Jard-sur-Mer

Arrivé travers Les Sables d'Olonne, je quitte avec la sympathique contrôleuse de La Rochelle et contacte celui de Nantes. Enfin, contacte c'est vite dit, étant donné que personne ne répond. Après avoir vérifié que la fréquence était bonne, les branchements, le volume, je réessaye. Trois essais infructueux plus tard, étonné par la situation, typique lorsqu'on est trop bas (et donc le controleur ne nous capte pas), mais qui ne peut être la cause ici vu notre altitude, je tente une fréquence militaire pour connaitre l'activité d'une zone militaire couvrant toute la surface de l'océan dans le coin. Après m'être entendu répondre un laconique "trafic militaire dans la zone" (sympa vu l'étendue de la zone il ne peut pas être plus précis ?), je tente une troisième fréquence : Brest info.

D'ailleurs, c'était un truc que je n'avais pas compris lorsque j'avais préparé mon vol : il existe deux secteurs d'information de vol qui se superposent dans cette région : Nantes info et Brest info. Va comprendre, mais dans notre cas ça nous sera bien utile. Le contrôleur qui nous répond, compréhensif, appelle Nantes avec son téléphone pour voir s'ils s'étaient endormis, nous confirme qu'ils sont bien réveillés, mais nous donne la fréquence de l'approche de Nantes si jamais on n'arrivait toujours pas à les contacter.

Je le remercie et retente un nouveau contact sur la première fréquence. Pendant ce temps-là, l'avion avance (forcément) et on débute la traversée du continent vers l'ile d'Yeu. On arrive enfin à contacter le contrôleur de Nantes, mais je ne m'explique toujours pas pourquoi on n'a pas réussi à les contacter plus tôt.

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Les Sables d'Olonne

On arrive en vue de l'ile et on commence la descente. On change de fréquence (après avoir eu tant de mal à obtenir le contact, on sera resté sur la fréquence moins de cinq minutes, mains on ne voulait pas faire la traversée sans contact radio, au cas où...), et on se pose sur la piste 15, après une finale sympathique au-dessus de la mer. Première partie terminée : 1h01 de vol bloc-bloc. Les vélos réservés nous attendent et on part se balader.

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L'ile d'Yeu


La vidéo de l'atterrissage sur l'ile

L'ile d'Yeu est une jolie petite ile dans la plus pure tradition bretonne et marine, mais qui semble être restée quelques années en arrière. C'est volontaire, pour préserver le décor et le patrimoine. Peu de voitures, de grandes pistes cyclables pour se balader mais on en fait le tour en une journée, et après, hors saison ça doit être un peu intéressant.

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En vadrouille sur l'ile

Un petit resto plus tard, on reprend les vélos et on part de l'autre côté de l'ile. La nuit en cette saison tombant assez vite on prévoit un départ dernier carat à 16h00, soit un retour à 15h30 à l'aérodrome. Bien sûr, à 15h10, on est paumé de l'autre côté de l'ile et on se tape l'ile dans toute sa longueur en pédalant comme des dératés pour essayer de tenir le timing. On y arrivera juste, au prix de quelques gouttes de sueur. On prend la météo, puis Etienne fait la prévol pendant que je prépare le retour. Petit briefing météo, on met en route et on re-décolle à 16h00 pile. On monte tranquillement vers le niveau de vol 55 (1700 m) et Etienne contacte Nantes. La visibilité est toujours excellente et on arrive au-dessus des Sables d'Olonne. Etienne rappelle le contrôleur pour quitter la fréquence mais n'obtient pas de réponse. On contacte La Rochelle en leur précisant qu'on n'a pas quitté avec Nantes, et qu'il faudrait qu'il leur dise que c'est pas la peine de déclencher les procédures d'urgence et d'envoyer un patrouilleur sur zone. A retenir donc : on ne capte pas Nantes info verticale Les Sables d'Olonne. Allez savoir pourquoi.

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Etienne et moi, lors du retour

Pas grand-chose sur le reste du retour et on se pose devant un bimoteur du SEFA en entrainement sur Rochefort, après 0h58 de vol.

Au final, une belle journée avec deux vols très sympas. Ca valait le coup d'attendre !


Alexis,
copilote de voyage


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